voyager à vélo

10 bonnes raisons de partir pour un voyage à vélo !

Voyager à vélo, c’est le top. Vraiment !

Contrairement aux idées reçues, voyager à vélo est un voyage accessible à tous. Il n’est pas nécessaire d’être sur-entraîné ou d’être un cycliste de longue date pour pouvoir partir. La seule chose qu’il vous faudra, c’est l’envie.

Avec Denni, nous sommes partis une heure après avoir récupéré mon vélo chez Hobby Cycles. Autant vous dire, nous n’avions jamais fait plus de 20 km d’affilée sur un vélo avant notre départ. Toutefois, nous sommes parvenus à finir notre tour d’Europe avec plus de 7500 km au compteur ! Je l’admets, notre cas est un peu extrême. D’ailleurs, je vous conseille volontiers de vous faire des petites virées avant votre départ. Mais, ça montre bien que l’on peut y arriver!

Alors, si vous hésitez encore à partir, voici 10 bonnes raisons de prendre vos sacoches et de partir rouler !

 

1. La liberté de mouvement 

 

Serbie - Eurovélo 6

Le voyage à vélo offre une sensation de liberté énorme. Lorsque l’on voyage de la sorte, on est libre du temps, du mouvement et de dormir où l’on veut (sauf si l’on ne prend pas sa tente…). Les journées sont rythmées différemment. Elles suivent la cadence que notre corps nous offre. Le matin, on ne sait jamais vraiment où l’on dormira le soir. Et ce n’est pas parce que nous avons quelque chose de prévu, que l’on s’arrêtera forcément à cet endroit.

2. Ça entretient 

 

Macédoine à vélo

Forcément, lorsque l’on fait du vélo tous les jours, le corps vous dit merci ! Au fur et à mesure du voyage, on sent que le souffle s’améliore encore, que l’on progresse, que l’on passe des cols que nous n’aurions imaginer franchir. À vrai dire, voyager à vélo ne constitue pas une épreuve sportive en soit. Sauf si vous décidez que ça en soit une, le rythme peut être très cool. Mais, chaque jour vous roulez quand même un peu plus longtemps.

3. Ça permet de voyager tout en préservant la planète

 

La digue - Hongrie

Certes, voyager à vélo, ce n’est pas parfait. Par exemple, les composants de fabrication et le transport du vélo ne sont pas forcément éco-responsables. Toutefois, le cyclotouriste produit une émission de gaz à effet de serre toujours très inférieure par rapport à celui qui prend ne serait-ce que le bus pour effectuer le même voyage.

4. On ne manque jamais d’essence (mais on a quand même besoin de carburant)

 

Voyage à vélo
Qui a un petit creux ?

Ah, les road trip ! On prend la voiture, on avance, on roule, on s’arrête, on prend une photo et on fait l’essence ! Brrr, rien que de penser dépenser 60 € à la pompe pour faire le plein, ça nous fait frémir… En revanche, il ne faudra pas oublier de s’arrêter prendre quand même du carburant sur la route : le manger est quelque chose d’important lorsque l’on est à vélo !

5. On a le temps de voir ce qu’il se passe autour de nous

 

Albanie - voyage à vélo
Un break imposé par la beauté du paysage – Albanie

 

 

Je ne compte plus le nombre de fois où il m’est arrivé d’apercevoir un lieu qui avait l’air superbe à travers la vitre du train ou de la voiture. À peine le temps de pousser un cri de joie éberlué, « woooowww », ce dernier disparaissait aussi vite qu’il était apparu. Eh bien, je vais vous dire, cette situation n’arrivera jamais à vélo. C’est beau ? Eh bien on s’arrête et on admire ! On notera toutefois le cas exceptionnel de la descente, où il peut arriver parfois que l’on préfère les joies de la vitesse à celles du paysage…

 

6. On voit plein d’animaux que l’on ne voit pas en temps normal !

 

Tortue camouflage
Une tortue camouflée !

 

Voyager à vélo nous pousse à prendre les petites routes, notamment pour des questions de sécurité. En tout cas, nous, on préfère s’éloigner des voitures ! Le résultat, c’est que l’on croise très régulièrement des animaux sauvages. Nous avons pu observer des chevreuils, des écureuils, des ragondins, des hérons, des cormorans et des serpents…  

 

7. On peut discuter aisément avec les gens que l’on croise 

 

6 mois à vélo - rencontres
Cet adorable papy albanais tenait un bar un peu étrange. Il nous a invité à prendre une boisson fraîche. Puis, tout déçu de nous voir partir, il nous a dit « j’aurais aimé vous inviter à déjeuner » !

C’est l’avantage de ne pas être enfermé dans un habitacle. Les gens peuvent facilement nous adresser la parole et échanger quelques mots. Le vélo est aussi un objet de curiosité. Il incite les gens à venir nous parler, c’est vraiment appréciable. Bref, si on veut faire des rencontres avec les locaux, c’est vraiment une belle ouverture. 

 

8. Voyager à vélo est économique

voyage à vélo - camping
hôtel 4**** sur une plage déserte du lac d’Ohrid !

Une fois le vélo, les sacoches, votre équipement camping et les vêtements techniques acquis, les frais sont très réduits. D’autant plus qu’à la différence d’un billet d’avion, vos investissements ne sont pas perdus. On peut toujours revendre nos compagnons de voyage une fois de retour ! De notre côté, nous nous étions octroyés un budget de 35€ par jour. C’est beaucoup car nous avons souvent dormi dans des guesthouse (même si nous avons également campé), mais c’est toujours moins cher que notre loyer parisien

 

 

9. On découvre des endroits que l’on n’aurait pas visité en temps normal 

 

marais - Comana - Roumanie
Marais de Comana en Roumanie

 

Que ce soit la rivière de Gaska, le village de Canak, Comana en Roumanie, toute la Macédoine et plein d’autres lieux, si le vélo ne nous y avait pas emmené, nous n’y serions pas allés. On n’y aurait même pas songé. Le vélo apporte cette dose de plaisir. Il vous amène dans une ville, mais en passant par les petits chemins… Et sur ces petits chemins, il se passe plein de belles choses. 

 

10. On rentre en se connaissant un peu mieux

 

 

pensées lac Ohrid

 

Finalement c’est, selon moi, le point essentiel du voyage à vélo. Ce que j’ai appris pendant ce voyage est complètement différent de ce que j’ai appris en rentrant de 4 mois en Espagne ou d’un an en Nouvelle-Zélande. Peut-être parce que je suis plus âgée aussi… Mais sûrement parce que je ne me suis pas physiquement mise au défi lors des mes précédentes expatriations. Par exemple, je sais désormais que dès que c’est un peu difficile physiquement, je râle tout le temps (mais vraiment tout le temps…), parce que j’ai peur de ne pas y arriver ! C’est dommage, parce qu’en réagissant comme cela, je me ralentis, me poussant à ne pas y arriver, vous voyez un peu le cercle infernal ? Il n’empêche que pour arriver à ce raisonnement, il m’a fallu des heures et des heures d’analyse sur mes deux roues !

Voyager à vélo nous laisse énormément de temps pour songer, réfléchir ou penser à l’avenir. De mon côté, les mêmes choses revenaient sans cesse, tournant en boucle dans ma tête. Mais, à un moment, la boucle se brise. Je crois que désormais je suis plus confiante, plus calme et plus apaisée. Je suis encore plus convaincue par mes choix de vie. Et j’en suis encore davantage convaincue, je veux repartir voyager. Un constat heureusement partagé avec mon cher et tendre!

 


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D’ailleurs, si tu as envie de suivre nos prochains voyages, suis-nous !

19 commentaires sur “10 bonnes raisons de partir pour un voyage à vélo !”

  1. pour les velos cyclo campeur la maison du velo avenue millecamps a bruxelles des specialiste s qui ne font que ce genre de velo a tous les prix super,du sur mesure aussi,

  2. Bonjour à tous les deux,

    On souhaite également se lancer dans l’aventure de l’eurovelo 6 (j’avoue que votre récit à fini de mon convaincre). Par contre je me demandais comment vous aviez choisi votre matériel ? Le vélo ? les sacoches ? la tente ?
    Je n’ai pas trouvé d’article sur le blog, mais peut être que j’ai mal cherché ?!

    Merci,
    Camille

    1. Bonjour Camille,

      Je suis ravie que votre retour d’expérience donne l’envie à d’autres d’y aller ! C’est vraiment une belle nouvelle 🙂

      Nous sommes tellement en retard dans nos articles, je suis désolée. C’est tout à fait normal de ne pas avoir trouvé ces infos ! On ne s’y est toujours pas mis pour toutes ces questions (ça ne saurait tarder, c’est promis !)
      Pour le matériel vélo, un bon vélo avec de bons pneus suffit. On lit souvent qu’il faut que ce soit un cadre acier etc. Mais honnêtement, l’Eurovélo 6 ne présente pas énormément de risques pour le vélo. Nous avons vu des gens partir avec des vélos assez simples, des vieux vélos même. Pour ma part, j’avais le Stevens Jazz Lite. Il coûte 700€ et il a largement fait le job. Il me manquait quelques vitesses en montée, mais ça, c’était plutôt en Macédoine et en Croatie.
      Pour les sacoches, tout dépend du poids que vous avez. Je conseillerais les sacoches étanches dans tous les cas. Que ce soit Ortileb ou Vaude, elles se valent largement. Quand elles ne sont pas étanches, c’est casse-pied, car il faut constamment les recouvrir avec la bâche.
      Pour la tente, on a pris la petite verte qui pèse 2kg de chez Décathlon. Elle n’est plus en vente, mais elle a carrément fait le job. Il y a ce modèle qui me semble similaire : https://www.decathlon.fr/tente-quick-hiker-2p-id_8386006.html

      Dans les prochaines semaines, je vais tenter de mettre les articles « technique » en ligne. Je dois aussi finir l’Albanie, le Monténégro, la Croatie, la Bosnie et l’Italie ! Je ferai donc au mieux.

      Belle aventure à vous 🙂

  3. Je ne peux qu’abonder, c’est une très bonne synthèse de ce que nous apporte le voyage à vélo.
    Nous sommes partis depuis trois ans et demi, toujours aussi enthousiastes de découvertes au fil de notre lente progression. En ce moment nous sommes au Japon, loin des idées reçues ce pays est un régal pour les cyclistes, les gens sont super gentils et nous offrent des friandises, les paysages ruraux sont splendides. Impossible de découvrir cela en voiture ou en transports en commun, où on va d’une ville à l’autre.
    On pourrait multiplier à l’infini les exemples d’expériences qui nous ont enchantées. Alors même si parfois c’est galère quand il faut monter un col ou qu’il pleut, c’est vite oublié dans la descente et/ou sous le rayon de soleil qui suit.
    Quant à la forme, c’est le top : 62 ans, j’ai perdu 13 kg qui étaient manifestement excédentaires et ne me suis jamais senti aussi bien !

    1. Bonjour les cyclomigrateurs,

      Je suis heureuse de lire que vous êtes toujours sur les routes ! C’est vraiment super chouette de vivre de telles expériences. Bonne continuation au Japon 🙂

  4. Autant voyager seule j’adore et je le revendique, autant je ne sais pas si je partirais seule à vélo… j’avais (j’ai !) beaucoup d’admiration pour vous, quand vous m’avez raconté cette aventure !

    1. Oh merci ! 🙂 Mais vraiment, c’est bien plus facile qu’il n’y paraît. Mais pour être honnête, je ne sais pas si je le ferais toute seule non plus. Je pense qu’il me faudrait vraiment me forcer un peu au début.

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