6 mois à vélo - Europe

6 mois à vélo sur les routes d’Europe : notre premier bilan !

6 mois à vélo, vous vous rendez compte ? 

À la fois, 6 mois ça paraît peu pour un grand voyage, surtout si l’on parle de tour d’Europe. Mais, 6 mois de voyage à vélo, c’est encore différent, car le défi est physique. Pour être plus précis, nous avons passé exactement 192 jours sur les routes, soit un peu plus d’une demi année. Alors, qu’avons-nous appris ? Quel est notre retour d’expérience ? Avons-nous envie de repartir ? Est-ce que l’on est si fou ?

Pour l’instant ce retour est un premier bilan, une semaine après avoir franchi la ligne d’arrivée. Nous en ferons un plus détaillé et chiffré dans les prochaines semaines. 

Mais quelle expérience extraordinaire !

Oui, ok, c’est le titre de paragraphe le plus bateau du monde…  😀 

 

6 mois à vélo - rencontres

 

Mais, en même temps, que dire d’autre ? C’était franchement, honnêtement, une expérience extraordinaire. Si l’on nous demande « et si c’était à refaire ? », nous répondons « on fonce », sans hésitation aucune ! Qu’il s’agisse de notre aventure ou de notre relation, ces 6 mois à vélo nous ont enrichis. Ils nous ont appris beaucoup de choses sur nous, notre couple, le voyage et le vélo. 

Au départ, nous ne croyions pas que nous tiendrions si longtemps. Rappelez-vous notre premier article sur le Finistère. Nous avions mal aux genoux, nous ne connaissions rien, nous nous sentions perdus. À ce moment-là, nous avons un peu douté. Puis, petit à petit, les douleurs ont disparu. Alors, nous avons appris à passer la barre des 60 km par jour. Puis, celle des 80 km. Nous avons franchi notre premier col en Allemagne. Et un autre, puis encore un autre. Nous avions souvent l’appréhension de ne pas y arriver. Mais nous avons toujours atteint notre objectif. 

 

Tout ceci nous a appris une chose : on peut se lancer dans l’aventure à vélo, même sans être entraîné ! En fait, il n’y a rien de bien sorcier ou légendaire dans le voyage à vélo. L’entraînement vient bel et bien au fur et à mesure. Ouais, enfin, d’accord, on a quand même fait 1 500 km de moins que prévu… Peut-être qu’il faut voir un petit moins grand que nous quand on débute 🙂

 

De belles surprises sur notre chemin

Nous sommes partis sans réellement nous renseigner sur notre parcours. C’était à la fois super et à la fois une mauvaise idée. Pour le côté super, le fait de ne pas s’être renseigné nous a laissé la surprise. Bah, ça vous est déjà arrivé d’avoir été déçu d’un lieu en vrai après avoir vu des dizaines de photos ? En tout cas, à nous, oui ! C’est pour cette raison que l’on préfère parfois préserver notre émerveillement. 

marais - Comana - Roumanie
Comana, en Roumanie, une jolie découverte !

Ceci dit, nous sommes passés à côté de pas mal de choses sur notre chemin. C’est aussi normal car de toutes façons, nous ne pouvons pas tout faire. Nous avons visité des lieux extraordinaires, découvert notre belle Europe. Nous avons été surpris de la beauté de la Macédoine, de la Roumanie, de la France même, de l’accueil des albanais, etc. Toutes ces découvertes inédites nous ont émerveillés. L’Europe, c’est quand même tellement de paysages divers et variés, des villes de toutes beautés, des plages incroyables !

 

Avec ce tour, nous avons appris à ne plus vouloir tout faire

 Eh oui, en 6 mois à vélo, surtout avec un programme aussi chargé que le nôtre, on ne peut pas tout faire. Vous pensez que l’on est déçu ? Eh bien non, bien au contraire. Cette analyse de notre manière de voyager nous a amenés à faire le point sur notre mode de vie stressé et stressant. Vous vous rappelez ces deux jours à Naples ? Ou encore les quelques jours que nous avions passé à Budapest ?

Mais où veulent-ils en venir ???

Eh bien, je me souviens que les derniers temps à Paris, nous nous imposions un programme de visites infernal. Lorsque nous allions visiter une ville, nous y allions plus qu’à fond. On pouvait marcher 20 km dans la journée. Je shootais jusqu’à 1500 photos dans le week-end. Il fallait en fait, consommer la ville, ne pas être frustrés, que nous ayons vu tous les immanquables. Mais aussi, il fallait réussir quand même à sortir des sentiers battus. 

6 mois à vélo - Kotor

Ce rythme devient véritablement insoutenable lorsque l’on voyage 6 mois à vélo. Il faut dire que l’on traverse une ville intéressante tous les 100 km ! Tout dépend ce que vous souhaitez faire, évidemment. Nous avons rencontré un couple qui a passé 3 ans à faire le tour d’Europe à vélo, pour profiter de chaque endroit. C’est tout à fait faisable. Mais, à moins de vouloir pédaler peu, à un moment, il faut faire des choix. 

Je repense à Vienne, Sigmaringen, Ferrara, et tant d’autres, que nous n’avons pas eu le temps d’explorer. Ou encore Budapest où nous n’avons rien fait, épuisés par notre tour. Au début, j’étais très déçue pour ma part et partais le coeur serré. Puis, nous avons appris à apprécier ce que l’on voit et non à regretter ce que nous ne voyons pas. Nous avons développé une nouvelle façon de voir le voyage désormais

 

Au niveau technique, nous avons eu beaucoup de chance

Aucun souci majeur à déplorer au niveau technique. Les principaux problèmes se sont posés sur le vélo de Denni, qui transportait de 28 à 30 kg quotidiennement, à l’arrière. Sa roue s’est donc cassée à deux reprises. Nous avons également dû changer son dérailleur arrière, trop ancien. Concernant mon vélo, le Stevens, que j’ai acheté chez Hobby Cycles Brest, rien à dire, j’ai été bien conseillée. Tout a été super. J’ai dû changer la béquille une fois. Sinon, l’unique souci est arrivé à la fin du trip. Un grincement a commencé à faire surface et nous n’avons, à ce jour, pas trouvé son origine. Imaginez passer la journée avec un « gnic – gnic – gnic – gnic » à chaque coup de pédale ! Aaarrrggghhh…

Autriche, petit village

Nous avons aussi crevé une seule et unique fois. C’est Denni, qui a roulé sur une branche avec des épines de 10 cm de long. Nos pneus étaient « solides », mais il ne faut quand même pas pousser. Par chance, la première camionnette à être passée s’est arrêtée. En tout cas, on vous fera un retour plus complet sur nos vélos dans les prochaines semaines !

 

Et si on devait repartir, que changerions-nous ?

J’en dirai davantage très prochainement avec un article complet car il y a pas mal de choses à développer. Pour résumer très rapidement, voici les principales problématiques que nous avons rencontrées :

  • Vouloir trop faire : entre les kilomètres que nous avions prévus, le projet, le blog, la photographie (d’ailleurs, j’en profite pour vous remercier car vous êtes maintenant plus de 3000 abonnés sur Instagram). Plus, les missions en free-lance, ça fait beaucoup ! Ah oui, je ne vous avais pas dit que je faisais quelques missions pendant le tour ? Bref, tout ça, c’était beaucoup !

 

  • Sous-estimer la fatigue du voyage : la première fois que nous avons voulu rentrer, c’était au bout de 4 mois. Nous y avons sérieusement songé car nous avons eu un coup de fatigue en arrivant à la mer noire. Oui, ça, ça arrive, inévitablement ! Partir 6 mois à vélo pour un premier voyage, c’est long. Surtout s’il faut bouger tous les jours. Nous avons réalisé que nous n’étions pas faits pour faire le tour du monde à vélo, même si c’était notre projet au début. On vous expliquera tout ça !

 

  • L’attention particulière à la nourriture et aux nutriments nécessaires : je pense que notre coup de fatigue est aussi lié à notre alimentation. Je suis végétarienne (je vous arrête tout de suite, les protéines bla-bla-bla, ce n’est pas le souci). Dans les Balkans, on a commencé à ne plus rien trouver d’intéressant et à ne plus faire attention à la qualité des aliments. 

D’ailleurs, nous devrions repartir très bientôt ! Cette fois, nous prendrons en compte toutes ces questions. 😉 


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Si vous souhaitez suivre nos prochaines aventures, c’est par ici 

26 commentaires sur “6 mois à vélo sur les routes d’Europe : notre premier bilan !”

  1. 6 mois ! Vous êtes courageux 🙂 Nous, on part à coup d’1 semaine en camping/couchsurfing. On dort là où on arrive et c’est vrai que l’on découvre beaucoup plus de choses en voyageant à vélo qu’en voiture 🙂 Je me rappelle encore la séance de photos improvisée dans les vignes ou le circuit le long de la Loire lorsqu’elle n’était qu’un petit canal 🙂 De supers souvenirs!

    1. Les séjours d’une semaine sont déjà super plaisants, surtout le long de la Loire ! On a plus d’énergie, alors c’est vraiment chouette ! Alors qu’au bout de 6 mois, nous on a commencé à sentir que c’était le moment de faire un gros break 🙂

  2. Bonjour,

    Nous sommes des cyclo-voyageurs en famille. Nous avons parcourus pendant 6 mois l’Est du Canada. Nous avons une préférence pour le voyage lent. Ceci nous permet de vivre de belles expériences (woofing par exemple) et de faire de superbes rencontre. En juin nous allons partir pour l’Europe. L’Est plus particulièrement. Avez-vous votre itinéraire roulé sur une carte que nous pouvons consulter ? J’ai fouillé votre blog en vain. Merci

    1. Bonjour,

      Super projet l’Europe de l’Est. Ce sera une belle aventure, en tout cas je l’espère.
      Je n’ai pas fait une carte précise de l’itinéraire roulé. Je mets désormais l’itinéraire par pays, avec ce que l’on a précisément parcouru. Je vais tenter d’ajouter un parcours global sur cet article du coup !

      A très bientôt !

  3. Super intéressant ! Je me retrouve un peu dans cette idée de trop vouloir en faire. On a appris à voyager autrement ces dernières années. Moins vite, plus longtemps. On est aussi beaucoup plus attiré par les zones rurales et naturelles que par les villes. Quand on vivait au Québec, on préférait se faire un week-end rando ou ski de fond plutôt que citadins (bon au bout d’un moment on a vite épuisé les villes à visiter autour de Montréal aussi).
    Pour l’alimentation, je comprend parfaitement. Je suis végétalienne et Pierre végétarien donc il faut aussi prévoir en conséquence. Finalement, pendant nos quatre mois de voyage en Amérique du Nord, on a plutôt bien géré. Mais les problèmes d’approvisionnement et de monotonie alimentaire peuvent difficile à gérer.

    1. Ah, je comprends tellement que vous préfériez les zones rurales. C’est tellement plus agréable et les gens sont vraiment sympas. Je pense que l’on voyage un peu de la même manière (même si nous n’utilisons pas les mêmes moyens de transport héhé). En vous suivant régulièrement sur les réseaux, c’est l’impression que ça me donne en tout cas.
      Ce doit être encore plus compliqué de manger pour toi qui es végétalienne ! Difficile de combiner le tout parfois. En tout cas, à vélo, ça me semble quasiment infaisable… C’est la première fois que je rêvais de manger de la viande depuis que je suis végétarienne. Mais, c’était simplement mon corps qui me demandait les nutriments (fer et protéines).

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