Parce que, s’il y a des avantages, il y a forcément quelques inconvénients !

Récemment, on vous parlait des bonnes raisons de voyager à vélo. Alors, comme un article uniquement positif mérite son opposé, on s’est dit que c’était aussi le moment de vous parler des petits inconvénients de ce mode de voyage.

En effet, le voyage à vélo a son lot de petites choses qui lui sont propres. Si nous avons réussi à trouver des inconvénients très vite, ces derniers ne nous empêchent pas d’apprécier le cyclotourisme. À la rigueur, ils nous font passer de mauvais moments, vite rattrapés par les bons moments !

Voici donc les inconvénients que nous trouvons au voyage à vélo :

1. Nous sommes dépendants de la météo

Eh oui, voyager à vélo c’est chouette quand il fait beau. Mais dès qu’il pleut, ça devient vite galère. Même bien équipé, on peut avoir froid et avoir cette sensation désagréable d’humidité sur nous.

S’il y a du vent et qu’il est de face ou de côté, on le sent tout de suite et on en bave un peu plus. Bref, le climat n’est pas toujours notre ami. De notre côté, le vent nous fait tellement de mauvaises surprises que l’on considère que l’on s’est auto-proclamé #teamventdeface.

 

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2. Nous sommes incapables de planifier quoi que ce soit (et ce serait une erreur de le faire)

Organiser un rendez-vous avec des amis sur notre trajet relève du véritable challenge. On y a cru au début, mais depuis, on a arrêté. Le voyage à vélo, c’est tellement d’imprévus que l’on a du mal à donner une date à quelqu’un. Désormais, pour les rendez-vous, nous voyons large sur notre parcours, ce qui nous a permis d’arriver parfois en avance !

3. Le poids

Notre nouvelle mission : alléger nos sacoches. Nous avons 22 kg chacun au départ et Denni doit y ajouter la nourriture. On n’arrivera pas à nous séparer de notre matériel informatique, mais on va essayer de renouveler notre matériel de camping d’entrée de gamme. Cela nous permettra de gagner quelques kilos. Mais quand même, au bout d’un moment, les sacoches, ça pèse !

Même si vous avez moins de poids, c’est quelque chose que l’on ressent quand même et qui peut parfois être compliqué, surtout en montée !

Velodyssée - Landes

 4. Ça fait souvent mal aux fesses !

On vous en a déjà parlé, le vélo, ça fait mal aux fesses. Depuis que Denni a sa nouvelle selle, ça va carrément mieux. Il peut même pédaler sans cuissard. Malgré tout, à la fin de la journée, ça peut lui arriver d’avoir un peu mal. Quant à moi… eh bien… je n’ai toujours pas changé de selle. Donc, ça fait 10 000 km que j’ai mal 🙂

5. Prendre des transports n’est pas une mince affaire

Pour rejoindre une destination, revenir à la maison, prendre l’avion : quelle galère ! Si vous nous suivez sur Instagram, vous êtes au courant que notre crainte est de prendre un transport. Les TER sont parfois équipés d’emplacements vélos devant la porte les toilettes du wagon, mais ce n’est pas toujours si simple. Dans la gare, combien de fois nous avons dû porter nos vélos chargés pour gravir les marches ! Sans compter les vieux trains où il faut monter le vélo sur 3 marches…

L’avion est encore plus compliqué. Il faut emballer le vélo dans un carton, bien le protéger, démonter des pièces, etc. Bref, avant même d’être arrivé à destination, on a fait l’équivalent de 2 jours de vélo rien qu’avec ça !

 

Escaliers de la gare

6. La fatigue…

On ne va pas se mentir, au bout d’un moment, on ressent de la fatigue sur le vélo. Enfin, ça dépend des gens, il y en a qui se sentent encore plus en forme. Nous, au bout d’un moment, on se ramollit. Au Monténégro, après 5 mois de voyage, les montagnes de la Macédoine et de l’Albanie, il nous arrivait de nous arrêter et de dormir une journée entière !

Chaque soir, on déballe tout, on monte notre tente, on déplie les matelas, on sort les sacs de couchage, la popote, les fringues. En fait, on défait nos sacoches pour mieux les remballer. Puis, on rouvre tout pour chercher la petite bêtise que l’on trouve toujours dans la dernière sacoche ouverte.

Cette année, il nous a fallu 2 semaines de repos pour vraiment récupérer de notre semi-tour de France.

Anecdotes - Croatie

 7. Faire les courses tous les deux jours

On peut prendre plus de réserves, tout dépend aussi de la charge qu’il y a sur le vélo. Comme nous partons avec 22 kg chacun, nous nous arrêtons souvent pour nous réapprovisionner. S’il y a une chose que je déteste, c’est de traîner dans les temples de la surconsommation (entendez, les supermarchés). Mais, en voyage à vélo, aller chercher un panier bio directement à la ferme ne semble pas forcément être la meilleure idée.

Bref, on doit souvent s’arrêter faire les courses, et ça, c’est de la torture !

8. Lutter contre le vol

C’est selon nous l’un des inconvénients des plus frustrants du voyage à vélo. Il faut dire que nous sommes partis avec beaucoup d’objets de valeur de notre côté (ordinateur, appareil photo…) et que l’on y fait super attention.

Du coup, lâcher nos montures 2 h pour aller faire une randonnée en laissant nos sacoches ? Impossible. Visiter un monument et laisser les vélos ? Impensable. Eh oui, nous ne transportons pas nos affaires sur le dos non plus. En fait, c’est pour une bonne raison : c’est trop lourd. Il nous faudrait une sacoche top-case ou un sac à dos pour pouvoir le faire et sur de courtes distances.

Rares sont les lieux qui prévoient un espace sécurisé pour y laisser nos affaires. De mémoire, seul le Château du Clos Lucé et Nantes étaient équipés pour laisser tout ça en sécurité. En bref, nous sommes toujours obligés de surveiller nos affaires. Il y a donc plein d’endroits que nous ne visitons pas, pour cette simple raison. Frustrant je vous dis !

Chateau de Chambord - La Loire à vélo

 9. Les petits soucis mécaniques…

Eh oui, forcément, lorsque l’on fait beaucoup de kilomètres à vélo, il arrive que le vélo ait quelques casses. Bon, on ne va pas s’étendre là-dessus, parce que l’on a toujours eu de la chance sur les 10 000 km parcourus. Une crevaison à notre compteur, point.

Camping sauvage Macédoine

10. Les dangers de la route

On vous en a déjà parlé dans notre article sur la sécurité à vélo : c’est l’un des inconvénients les plus difficiles à gérer psychologiquement. Les dangers de la route sont réels, surtout sur certains axes où les conducteurs n’ont aucun respect pour nous. Parfois, nous sommes obligés de penser à tous ceux qui ont réussi à parcourir des milliers de kilomètres pour se rassurer. On garde, par exemple, un très mauvais souvenir de la région de Dubrovnik. Pour tout vous dire, on a eu peur pour nos vies.

Bref, les automobilistes ne sont parfois pas habitués. Il peut arriver que nous soyons pour eux, un élément perturbateur qui n’a rien à faire là. Je ne sais pas d’où vient cette haine (oui, dans certains cas, on peut parler de haine), mais une chose est sûre : ils nous mettent régulièrement en danger.

Croatie à vélo

Mais si ces inconvénients font partie du voyage à vélo, ils sont loin de concurrencer les avantages de ce mode de voyage. Nous apprécions toujours voyager de la sorte, ne supportons plus avoir à transporter un backpack. La liberté apportée par le voyage à vélo n’a rien à envier aux autres modes de voyage.

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Comments ( 8 )

  • Mathilde

    Ce qui me gêne le plus pour le voyage à vélo (je suis encore débutante mais c’est le point qui me gêne le plus) c’est de ne pas pouvoir laisser ses sacoches en sécurité dans lors des visites de monument… C’est vraiment dommage que rien ne soit pensé même le long des gros itinéraires de cyclotourisme car c’est un vrai frein aux visites et perso ça me frustre un peu de passer devant un endroit en vélo que je voudrais visiter mais que je ne peux pas juste parce que je veux avoir un œil sur mes affaires (même sans parler d’objet de valeur ça me saoulerais vraiment que l’on me pique mes affaires et mes vêtements…)

  • Aurore

    Bonjour,
    Les danger du vélo sur la route me fait aussi parfois peur, surtout quand on est avec notre fils. On reviens d’Islande, les routes y sont aussi très dangereuse, en plus avec le vent on a du mal à garder le cap, surtout au passage des camions et caravanes qui sont très nombreux.
    Sinon pour la selle, tu devrais essayer une Brooks, personnellement j’ai opté pour la B17 femme avec le trou pour le périnée, aucune douleur même pendant la soit disant période de rodage. Mais apparemment les selles Brooks ne conviennent pas à tout le monde. La Proust a aussi de bon retours. Faut tester.
    Aurore

  • Super cet article !
    Je vous rejoins tellement pour ce qui est de plannifier en avance ! C’était notre premier parcours à vélo et on l’a fait… résultat y’a fallut qu’on pédale très fort les premiers jours (et du coup moins profiter ? plus de douleurs…) et sur la fin ça nous a finalement couté des sous ! Alors je comprends tout à fait et je garderai ce conseil pour la prochaine fois, mieux vaut faire au jour le jour !
    Sinon, le pire pour moi dans les premiers jours a été le mal de fesses ! Même si miraculeusement après 4 jours j’avais beacoup moins mal ! Et la frustration de ne pas pouvoir visiter, d’avoir toujours peur pour les vélos.
    Je rajouterai la chaleur quand tu es en pleine Camargue pendant la canicule et aucun arbre pour te protéger !

    • Merci beaucoup pour ton commentaire 🙂

      Ah oui, c’est vrai que planifier en plus les logements, c’est une source de stress très importante. Au pire, on le fait un jour ou deux jours avant, mais rarement plus. On ne sait jamais trop ce que va donner la journée, c’est beaucoup de contraintes que d’avoir le logement réservé. Mais c’est vrai qu’en saison, on n’est jamais trop sûr d’avoir un logement non plus. Le mieux, dans ces cas là, c’est de prévoir son parcours avec une marge de 15 à 20% de kilomètres en plus. Si on part sur un parcours de 450 km, on prévoit d’en faire 540. Comme ça, on part avec un peu moins de stress si on se retrouve sur une route boueuse ou autre.

      Effectivement, la chaleur peut être un sacré problème. Nous nous sommes habitués à force de notre côté, mais les débuts ont été difficiles 🙂 Du coup, on se lève super tôt, ce qui permet de s’arrêter à midi !

  • Ahah avant même de commencer à lire l’article, quand j’ai vu le titre j’ai tout de suite pensé à la chaleur ! Vous avez dû tellement souffrir début août ! Mais j’avoue que la météo je comprends, j’ai les mêmes contraintes avec le fauteuil : quand il pleut, même pas la peine de penser à sortir -_-
    Quant à ton mal de fesses… je compatis et t’envoie tout plein de courage <3

    • Etonnement, on s’est plutôt bien habitué à la chaleur. En tout cas, plus facilement qu’à la pluie 🙂 Je comprends que tu ne sortes pas dans ces conditions, c’est tellement peu agréable 🙁
      Pour le mal de fesses, je ne m’en plaint plus vraiment, je sais que ça fait partie du jeu maintenant. Mais il faut surtout que je change de selle ! Merci pour ton petit message en tout cas !

  • Adeline

    Pour ton mal de fesses, on a rencontré un cycliste belge qui a conseillé à Dimitri de changer s’il avait mal et de changer encore jusqu’à ce qu’il trouve celle adapté à sa morphologie 😀 Une longue quête parfois ! Perso j’ai de la chance, j’ai rarement mal aux fesses avec ma selle d’origine 🙂 Sinon je suis totalement d’accord pour toi, sur tout, la galère pour visiter des endroits avec les vélos (du coup on s’en passe souvent…), la galère dans les avions (les vélos prennent cher à chaque fois…), la fatigue aussi ! D’être itinérant et de transporter les sacoches… Bref, t’as bien fait le tour des galères des voyageurs à vélo 🙂

    • Haha merci pour le conseil et pour ton commentaire ! J’ai conscience qu’il faut absolument que je change ma selle, mais comme je vais carrément changer de vélo, je suis dans l’attente pour le moment. Tu as de la chance de ne jamais avoir eu de douleurs en tout cas. C’est effectivement un long travail de recherche et quand ça vient, c’est quand même douloureux (mais soutenable). On verra bien sur les nouveaux vélos. Concernant les petites galères, je crois que j’ai quand même oublié les chiens, faudra les ajouter haha !

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