Suivre une véloroute : avantages et inconvénients

Pendant notre tour d’Europe à vélo, nous avons pu tester quelques véloroutes !

Nous avons découvert les longues pistes cyclables européennes ou les véloroutes, en tombant, un peu par hasard, sur l’eurovélo 6 ! En effet, si notre parcours était assez similaire à ce dernier, nous n’avions pas prévu de le suivre pour autant. Qu’est-ce qui nous a fait changer d’avis alors que nous étions plutôt partis pour continuer notre voyage à notre sauce ?

Lorsque nous sommes arrivés aux alentours de Nantes et que nous avons trouvé la piste cyclable, nous avons été ravis. À vrai dire, ça faisait plusieurs jours que nous étions stressés sur les routes de Bretagne. Elle a changé notre voyage à vélo! Nous voulions donc vous partager notre petit retour sur ces pistes qui parcourent l’Europe. L’idée est de tenter de rester le plus neutre possible, pour que vous puissiez vous faire votre propre avis !

Suivre des véloroutes : les avantages

Il n’y a pas de hasard. Selon moi, si les eurovélos rencontrent un franc succès, c’est bien parce que l’on trouve plein d’avantages à les suivre. Je vous explique !

vélo routes, indications
Panneaux d’indication. Photo Pixabay – eurovélo 11 
  • La facilité : il suffit de suivre les panneaux

Suivre une piste cyclable, c’est comme suivre un chemin de randonnée. Il vous suffit de suivre la route et hop, ça roule. Pas vraiment besoin de GPS ni de carte, tout est indiqué (enfin, presque pas besoin, parce qu’il peut arriver que l’on se perde). C’est quand même très pratique et laisse de côté de nombreux inconvénients du voyage à vélo.

  • La sécurité

Sur les véloroutes, vous avez quand même peu de chance de vous faire écraser. Vous suivez constamment des pistes dédiées uniquement aux cyclistes ou des voies partagées peu fréquentées. De plus, les locaux sont souvent habitués à ce qu’il y ait des vélos sur ces voies et sont donc un peu plus prudents qu’à l’habitude. Ici, pas besoin de suivre nos conseils sécurité ! C’est le pied !

  • Les équipements & infrastructures

Au moindre souci, vous avez toujours des professionnels non loin. Que ce soient des petits réparateurs “maison” ou des grosses boutiques, en général, vous ne serez pas perdu au milieu de nulle part. Nous avons vu de nombreux petits panneaux “réparation” durant tout notre parcours ! Aussi, les hôtels, campings et autres structures sont habitués aux cyclistes et ont toujours des solutions pour ranger votre vélo. 

  • Les informations tout au long de la piste

Tout dépend du pays où l’on se trouve, mais on trouve déjà bien plus d’informations pour circuler sur les véloroutes que lorsque l’on voyage “hors piste”. C’est donc plus facile de se repérer, de trouver un accueil dédié aux cyclotouristes, de trouver un camping. Etc. 

  • Les rencontres et la bonne ambiance entre cyclotouristes

Sur les véloroutes, on n’est jamais vraiment seul. Nous avons rencontré Reuben, un australien à l’est de la France avec qui nous avons partagé un bout de voyage. Jean-Yves et Marie-Christine aussi que l’on a retrouvés plusieurs fois. Puis Fabian et Paul qui nous ont bien fait marrer jusqu’en Roumanie. Bref, on rencontre d’autres voyageurs à vélo et on partage de bons moments sur la route !

 

Constanta-eurovélo6

Les inconvénients

  • Ce sont des autoroutes pour cyclovoyageurs

Sur les pistes comme l’Eurovélo 6 par exemple, c’est qu’il y a aussi énormément de cyclovoyageurs. À la fois, on est heureux de partager un moment avec eux, de parler, d’échanger des petites astuces. À la fois, nous devenons des voyageurs banals pour les locaux. Alors, s’il y a de l’échange avec les autres cyclistes, nous n’attirons pas autant la curiosité des habitants. Les échanges avec eux sont donc un peu plus limités.

  • Suivre un chemin, ce n’est pas non plus apprendre la débrouille

En fait, c’est même presque trop facile de suivre une véloroute finalement. On suit la pancarte et on arrive à bon port. Parfois, il peut arriver que l’on se perde rapidement, mais ça arrive peu. Du coup, on oublie toutes les mésaventures que l’on peut vivre en dehors des circuits, comme par exemple en Macédoine et qui nous laissent plein de bons souvenirs.

  • Des détours et des détours !

Les véloroutes n’ont pas pour objectif de vous amener rapidement à bon port. Elle font des détours dans tous les lieux d’intérêt. C’est à la fois super chouette, mais à la fois occasionnellement inutile. Par exemple, à Saumur, même si j’ai adoré cette étape, nous n’arrêtions pas de grimper, descendre, grimper à nouveau. On a fini par prendre la route principale pour avancer et éviter de s’épuiser davantage. On en a fait de même un peu en Hongrie et en Serbie !

 

Maisons troglodytes à Saumur - sur la loire à vélo

  • Le retour à la réalité peut être violent

En fait, sur les pistes, tout est calme. C’est un bonheur : la nature complète, peu de trafic, peu de bruit. Mais une fois sorti de la piste cyclable, c’est l’enfer. Pour nous, ça a été un moment très difficile à vivre car nous nous sommes retrouvés au milieu d’un trafic sans nom, notamment dans les balkans. Habitué.es à être respecté.es et/ou séparé.es des voitures, le retour à la normale a été véritablement stressant.

  • Les informations restent limitées

Même si elles sont plus nombreuses qu’en temps normal, les guides sont très chers (à mon goût), les informations éparpillées et difficiles d’accès. D’ailleurs, le site Eurovélo donne très peu d’informations en soit. L’essentiel y est, mais j’ai l’impression que ce n’est pas son objectif. On suit donc une véloroute, mais il faut faire un gros travail en amont pour avoir plein d’infos : où dormir, que visiter, etc. D’ailleurs, j’espère bien que notre blog pourra vous aider dans vos recherches ! 


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5 commentaires sur “Suivre une véloroute : avantages et inconvénients”

  1. En soit, ce ne sont pas vraiment des inconvénients ! Je dirais que ce sont deux manières de voyager différentes, même 🙂 mais c’est vrai que le concept est génial. J’ai hâte que les 20 pistes soient terminées !

  2. Je crois que les vélos routes ont comme principal avantage de faciliter l’accès au tourisme à vélo au plus grand nombre.
    Une fois qu’on a commencé et qu’on a une petite expérience, on va selon moi vite se rendre compte qu’un peu de vélo route, ça va, mais qu’on a besoin de plus de liberté, qu’on se prive d’une grande partie du plaisir de voyager en restant cantonné à un tourisme pré-mâché (faire son itinéraire soi-même sur une carte, avec des guides ou juste au feeling c’est trop bien!)

    Autre énorme avantage: permettre de partir avec des enfants.

    Les sites permettant de tracer automatiquement un itinéraire à vélo en choisissant son type de pratique sont des aides formidables pour se faire sa propre aventure. http://www.visugpxcom, http://cycle.travel/, http://www.komoot.com sont les sites que j’utilise.

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