La Camargue à vélo

La Camargue à vélo : une aventure au coeur du pays des flamants roses !

Parcourir la Camargue à vélo est certainement le meilleur moyen de circuler sur place !

La Camargue à vélo, c’est vraiment idéal pour deux raisons : apprécier le paysage et observer les flamants roses. Même si les sentiers ne sont pas forcément adaptés au cyclovoyageur et ses bagages, ça se fait quand même très bien ! Puis, nous accédons véritablement à des endroits qui ne sont pas accessibles aux voitures :-). 

 

 

 

La Camargue est réputée plate et ça l’est. Tout le monde peut donc y circuler facilement : habitués du vélo ou novices, enfants ou personnes âgées… Il y a d’ailleurs beaucoup de monde à bicyclette dans le coin ! Notez toutefois que tout n’est pas goudronné et que l’on passe parfois sur des petits chemins qui secouent un tout petit peu. Lorsque l’on a les bagages, c’est un peu différent. 

 

 

Des jolies petites routes pour arriver en Camargue !

 

Nous sommes partis de Aix-en-Provence pour rejoindre directement la Camargue. Les routes conseillées par notre GPS nous faisaient prendre de nombreux détours. Finalement, nous avons décidé de suivre la D10, une jolie départementale dotée d’une piste cyclable sur les côtés dans sa majeure partie !

Il nous a tout de même fallu prendre quelques passages difficiles, sur des routes où le trafic de camions était assez important. 

Nous avons pu observer l’étang de Berre, qui, même s’il est entouré d’industries, reste impressionnant. L’avantage, c’est que la route descendait en faux-plat. Nous y roulions donc très bien ! Une étape de 91 km tout de même jusqu’en Camargue. 

 

Etang de Berre - Camargue à vélo

 

Notre parcours ne nous a pas amenés dans la jolie ville de Arles pour cette fois. Nous n’avions pas le temps, mais nous savons déjà que nous reviendrons ! La Via Rhôna qui passe dans la ville fait partie de nos futurs projets. Nous avons donc détourné notre route un peu avant la ville, à Saint-Martin-de-Crau. C’est à ce moment-là que nous avons réalisé que nous étions bel et bien arrivés en Camargue. En effet, la route était plate, bordée d’arbres. Mais surtout, l’eau était omniprésente.  

 

Avant de voir les flamants roses, rendez-vous avec les moustiques !

Toute eau stagnante apporte son lot de biodiversité, mais aussi ses moustiques. En Camargue, nous avons été impressionnés par leur nombre ! Il faudra donc vous protéger au mieux. Des gros moustiques plutôt voraces s’agglutinaient autour de nous.

 

Camargue à vélo - D10
Sur la D10

 

Nous avons dormi à Mas Thibert, chez un adorable couple qui nous a hébergé via Warmshowers. Pendant la soirée, je crois que nous avons été pris d’assaut par les petites bêtes ! Le couple nous expliquait, qu’en Camargue, les parents laissaient les enfants tous nus dehors pour qu’ils soient “vaccinés”. Apparemment, pour ceux qui veulent emménager dans le coin, il faudrait attendre 7 ans pour ne plus subir les piqûres de moustiques. C’est-à-dire qu’ils vous piquent toujours, mais que vous n’avez plus les gros boutons qui grattent !

Eh bien, nous, nous en sommes encore bien loin. Malgré le fait que l’on se soit enrobé de produits chimiques anti-moustiques, notre sang a bel et bien été prélevé comme il se doit. Puis, les boutons sont apparus. C’est pour cette raison que nous avons préféré ne pas faire de bivouacs en Camargue. Ne vous inquiétez pas trop toutefois, lorsque l’on pédale, ils ne nous attaquent pas ! 

 

Observer les flamants roses : un rêve de toujours !

En fait, ça vaut le coup d’affronter les moustiques. Car en ce qui concerne les flamants roses, nous avons été plus que comblés ! Il y en avait des centaines lorsque nous sommes passés. Nous sommes arrivés par le bac de Bacarin. Un chouette lieu pour commencer. Puis, on aime bien prendre le bac, ça donne toujours une autre vision sur les points d’eau. L’avantage, en tant que cyclistes, c’est gratuit à cet endroit !

Après avoir fait une pause dans la petite bourgade de Salin-de-Giraud, nous avons pris la route pour le coeur de la Camargue. Les routes étaient toutes petites, peu fréquentées et agréables. Les automobilistes étaient véritablement habitués à notre présence, ce qui rend les choses très confortables !

Nous avons observé les premiers spécimens sur la petite route qui se trouvent entre l’étang de Galabert et l’étang de Vaccarès. C’était fascinant ! Certains volaient, nous montrant leurs magnifiques ailes roses, d’autres se nourrissaient dans les étangs.

flamants roses Camargue

Nous avons donc suivi le chemin vers Saintes-Maries. Pour l’anecdote, saviez-vous que Saintes-Maries-de-la-mer est la capitale des gens du voyage ? Chaque année, le 24 mai, une dizaine de milliers de personnes se rejoignent ici pour vénérer leur sainte, Sara la noire. Ces fêtes existent depuis le Moyen-Âge et sont l’occasion pour eux de se retrouver ! Alors, je pense que ça pourrait être une belle étape en cette période 🙂 

 

L’ouest de la Camargue, moins accessible aux cyclistes

Après un stop rapide à Saintes-Marie de la Mer, nous avons dormi au Mas de mon Père à quelques kilomètres de la ville ! Le lendemain, nous n’avons pas retrouvé les mêmes petites routes pour repartir vers Montpellier. Nous avons donc circulé sur une grande route, plutôt fréquentée, avant de retrouver la ViaRhôna à quelques kilomètres de la jolie ville de Aigues-Mortes.

 

Camargue à vélo

 

Sur ce parcours, nous n’avons presque pas observé de flamants roses. Il y en avait quand même, mais le circuit que nous avons parcouru la veille était bien plus peuplé 🙂 ! En revanche, Aigues-Mortes est une très jolie ville, qui mérite vraiment le coup d’oeil !

La route jusqu’à Montpellier : un bel aménagement !

Après les deux étapes de Aigues-Mortes et le Grau-du-Roi, le parcours continue le long des plages. Nous avions pour objectif d’atteindre Montpellier. Aller en ville avec nos vélos nous inquiète toujours un peu. D’ailleurs, nous évitons globalement les villes en général ;-). Mais à la sortie de la Camargue, nous avons pu prendre une belle piste cyclable, protégée des voies à circulation. Et ce, jusqu’au centre-ville de Montpellier. Le détour se fait donc super facilement et sans aucun souci. La ville de Montpellier est d’autant plus très jolie, nous vous recommandons de faire le détour !

Le lendemain de notre arrivée, nous avions rendez-vous au Salon des blogueurs de voyage à Millau. Nous n’avons donc pas eu le temps de visiter beaucoup la ville. Nous y avons mangé de supers sushis ceci dit (oui, gastronomie locale, tout ça, on sait !)

Montpellierv

 

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2 commentaires sur “La Camargue à vélo : une aventure au coeur du pays des flamants roses !”

  1. Quelle belle route ! Celle-là, je la note définitivement ! Simplement pour pouvoir aller observer ces flamants. Je trouve très bien que le parcours soit cyclable et que les automobilistes jouent le jeu.
    La vidéo est super !

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